Packaging & écologie

Le packaging est mort, nous dit-on.

Alors quel avenir possible pour celui qui pollue nos océans, défigure nos paysages et fait déborder nos poubelles ? Et si nous faisions fausse route ? Et si, à l’inverse, c’était un objet qui ne demandait qu’à être repensé, pour enfin retrouver sa valeur ?

Pourtant « le packaging est un des signes d’identité de la marque le mieux retenu par les consommateurs ». Pourquoi ? Parce que le cerveau humain mémorise bien souvent avant tout les formes et grandes surfaces de couleurs.

Le packaging est donc capital puisqu’il combine habillage graphique et forme originale. La forme de la bouteille de Coca-Cola, par exemple, est tellement reconnaissable qu’elle fait partie intégrante de la charte identitaire de la marque.

Quelles sont les bonnes idées afin de réduire son impact écologique ?

Certaines marques, s’engagent ainsi en faveur de l’économie « circulaire », c’est-à-dire une économie qui, au lieu de jeter, récupère, réutilise et répare.

Certaines permettent de commander des produits conditionnés et livrés dans des emballages spécialement conçus pour être réutilisés, moyennant le paiement d’une consigne.

Nous le pensons, les marques qui perdureront seront celles qui changeront leurs comportements. Mais qui changeront en profondeur en intégrant une gestion responsable des matériaux de son packaging en général.

Pour cela, il y a ceux qui réduisent et optimisent progressivement leurs emballages, ceux qui développent des emballages à partir de matériaux recyclés, ou encore ceux qui développent de nouveaux bioplastiques à partir de végétaux, coquillages ou d’algues.

C’est sur ce point que je voudrais insister en vous citant quelques exemples :

Exemple de packaging en canne à sucre ou à base d'algues

 Et si le packaging devenait comestible ?

Le marché des emballages et packaging écologiques pourrait croître de près de 8% par an en moyenne d’ici 2025. Les consciences avancent et les consommateurs montrent de plus en plus de signes d’intérêts pour les emballages alternatifs, voire de changer leurs comportements sur les bioplastiques, matières recyclables et biodégradables et emballages éco-conçus… Oui oui !

Je le sais, ce sujet reste complexe pour les entreprises en France car les coûts d’achat de ces solutions freinent leurs bonnes volontés éthiques. Et ils ont du mal à croire qu’en communiquant sur ses valeurs et ses engagements, il est possible d’ajuster ses prix auprès de leurs consommateurs…

De plus, une solution qui paraît écologique de prime abord, ne l’est pas forcément dans son ensemble :

Prenons en exemple un pot en verre. Il peut être réutilisé indéfiniment, et est fréquemment recyclé. Mais, pour fabriquer le verre, il faut collecter la silice présente dans le sable. Celui-ci fait face à une pénurie mondiale, et puis il faut le transporter en camion jusqu’à une usine.
Le camion utilise de l’essence et émet du dioxyde de carbone, un « gaz à effet de serre » contribuant au changement climatique. Enfin, pour chauffer le four utilisé dans la transformation de cette silice en verre, il faut de l’électricité et d’autres combustibles…

Chaque fois qu’on ré-utilise ce pot, tout ce processus est évité. Et lorsqu’une personne recycle un pot en verre, de l’énergie serait donc tout de même consommée dans le transport, le nettoyage et le traitement de ce pot. Mais au moins, le sable n’est pas utilisé, et relativement moins d’énergie est requise…

Cycle de recyclage du verre

Il est donc important d’étudier soigneusement le format d’emballage à utiliser et de prendre une décision informée en fonction de la réalité de l’infrastructure de gestion des déchets de vos cibles. Ce qui est noté « compostable » ne signifie pas qu’on puisse le jeter sur le bord de la route !
S’assurer que les produits ne pas simplement recyclables mais « conçus pour le recyclage » est essentiel si nous voulons récupérer davantage de nos ressources.


L’éco-emballage est à part dans le développement durable. Il désigne une croissance qui répond aux besoins du présent, sans priver les générations futures des matières premières ou de la qualité de l’environnement dont elles auront besoin.

Ces paramètres étant complexes à prendre en compte, le risque est grand pour les entreprises de tomber dans un phénomène étrange…

Attention au greenwashing ! C’est un procédé de marketing utilisé par une organisation dans le but de se donner une image écologiquement responsable. Le problème, c’est que la plupart du temps, l’investissement pour le « projet écologique » est davantage utilisé pour la publicité que pour de réelles actions en faveur de l’environnement. Ce procédé fonctionne encore mais est de plus en plus décrié par les consommateurs.

Et si on revoyait la copie ensemble ? Vous avez un produit à emballer ? Contactez le studio et prenons rendez-vous !

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