Impression 3D Alimentaire

30Quelles innovations pour les industries ?

Et non, nous ne sommes pas dans de la science-fiction ! Il suffit de voir les solutions proposées aujourd’hui par différents fabricants : la ChefJet de 3D Systems, la Foodini de Natural Machines, la Chef3D de BeeHex, etc. Ces machines d’impression 3D alimentaires peuvent créer du chocolat, différents plats, des pâtes, du sucre : les possibilités sont infinies…

Les débuts de l’impression 3D alimentaire

A la base (en 2006), conçu par la NASA avec l’impression 3D d’une pizza. Les premiers résultats de l’impression 3D alimentaire (en pâte à sucre) laissaient souvent à désirer. Mais l’évolution de la technologie, principalement en FDM (dépôt de matière fondue) a permis de créer des chocolats, des bonbons voire un vrai repas. L’avantage clé est, de toute évidence, la liberté de conception : on peut désormais concevoir de nouvelles saveurs et des formes très complexes. Peut-elle révolutionner la façon dont nous mangeons ? 

On peut aujourd’hui faire ses courses en ligne et trouver une large variété de produits dans les magasins, alors pourquoi dépenser de l’énergie et du temps dans cette nouvelle technologie ?

Imaginez, par exemple, faire manger à vos enfants, des figurines à base d’épinards, une façon plus attrayante de manger ces légumes qui ont peu de succès…

Les imprimantes 3D alimentaires pourraient aussi être un bon moyen de personnaliser les plats et de s’adapter aux régimes tels que les intolérances au gluten, au lactose mais aussi au mouvement végan. L’impression 3D serait-il un nouveau moyen pour cuisiner des plats qui respectent les besoins de chacun?

On sait que les technologies 3D ont un impact positif sur l’environnement et qu’elles proposent des initiatives intéressantes en termes d’économie circulaire. Ces ressources comprennent aussi les aliments jetés, qui ne sont pas suffisamment beaux pour être vendus mais qui sont toujours bons. Natural Machines a décidé de s’attaquer à ce problème et travaille aujourd’hui avec des aliments “moches” mais goûteux. L’entreprise en fait la matière première pour son imprimante 3D alimentaire et crée des plats plus esthétiques et donc plus appétissants aux yeux du consommateur final.

Il semblerait qu’on s’en approche de plus en plus avec ces imprimantes 3D alimentaires qui sont capables de créer des plats à partir de différentes pâtes et matières : l’impression 3D alimentaire avance peu à peu…

Bientôt dans nos rayons ?

L’industriel Barilla voudrait développer des pâtes à la forme personnalisable (pour ceux qui suivent cela devrait vous rappeler quelque chose… ). L’objectif, en terme de rendement, est de pouvoir imprimer 15 à 20 pâtes en 2 minutes. Une fois les pâtes imprimées, elles peuvent être cuites de façon traditionnelle dans l’eau bouillante. Les cartouches de l’imprimante sont remplies de poudre alimentaire, qui est chauffée puis extrudée en étant poussée dans un piston.

Barilla rosa pate 3D pasta

La technologie n’est pas tout à fait au point et les consommateurs ne sont d’ailleurs pas prêts pour un tel changement. Mais ce n’est qu’une question de temps. D’ailleurs, le même problème s’était posé avec le micro-ondes et aujourd’hui, la majorité des cuisines en possèdent un.

Que pensez-vous de l’impression 3D alimentaire ? Et si on dessinait ensemble l’aliment de demain ? Contactez-moi !

Laisser un commentaire